Article de Komune Média
Ce que deux reportages ont changé. Imaginez ce qu’on ferait avec douze.
Hello à toutes et à tous, aujourd’hui, on prend le temps de vous dire MERCI et de vous parler de nos futurs projets qu'on veut réaliser avec vous ❤️

Grâce à vous, cette newsletter est lue en moyenne 500 fois chaque semaine, et on a publié 46 articles en un an. Oui, 46 ! Des décryptages d’actualité, des analyses historiques, des portraits… On vous a parlé de ce qu’il se passait à la Gaîté Lyrique, de la dérive des politiques migratoires aux États-Unis, de l’histoire populaire de l’OM (vous avez adoré celle-là)… et de tant d’autres sujets qui, à notre sens, méritent d’être vus sous un autre angle.
Mais s’il y a un article qui vous a particulièrement touché, c’est celui de Madame Diarra (son nom a été modifié). Vous avez été plus de 1 300 à le lire !

Madame Diarra, 78 ans, vit depuis plus de 30 ans en France, toujours avec un titre de séjour. Et pourtant, elle s’est retrouvée “sans papiers”, du jour au lendemain, à cause de la dématérialisation administrative. Un cauchemar qui a bouleversé tous les pans de sa vie. Ce reportage terrain, c’était plus qu’une histoire individuelle : il a permis de comprendre concrètement ce que signifie la dématérialisation brutale des démarches pour des milliers de personnes.
Merci d’avoir lu, partagé et commenté l’article. C’est pour ça qu’on fait ce qu’on fait.
Et puis il y a eu Indira, l’association qu’elle a créée et les femmes qu’elle accompagne
Cette année, on a aussi rencontré Indira, fondatrice d’Orpheos, une association qui propose un accompagnement thérapeutique innovant aux femmes victimes de violences sexuelles et sexistes : équithérapie, danse-thérapie, en complément des thérapies verbales et cognitives comme l’EMDR.
Dans ce reportage vidéo publié sur notre Instagram (@komune.media), on a donné la parole à Madame B, arrivée en France il y a quelques années. Victime de violences, elle nous a raconté comment ces ateliers lui ont permis de retrouver confiance en elle, en son corps, et en sa capacité à exister autrement que dans la douleur. C’est ce type de récit, ancré, sensible, porteur de sens, que nous voulons continuer à produire.

🎥 Deux reportages en un an. Et pourtant…
En un an, on n’a produit que deux reportages (écrits et vidéos). Pas par manque d’envie, on en déborde. Mais parce que chaque reportage, c’est des jours, parfois des semaines de travail : préparation, tournage, montage, rédaction… Et clairement, nos moyens ne suivent pas.
Et pourtant, ces reportages sont essentiels. Pourquoi ? Voici nos 4 raisons d’y croire dur comme fer :
1. Ancrer le récit dans le réel
Rencontrer celles et ceux qui attendent devant une préfecture depuis l’aube, parfois depuis des jours. Écouter les récits de vie dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Mettre en lumière les dizaines de projets innovants pour notre société créés par des personnes immigrées chaque année. C’est là que ça se passe : dans la vraie vie. Et pas sur les plateaux télé.
Les reportages permettent de documenter la société à hauteur d’humain, loin des discours qui véhiculent des idées reçues, sans nuance.
2. Redonner la parole aux premier·es concerné·es
On parle des personnes immigrées partout, sauf avec elles. Le terrain, c’est rendre la parole. Laisser place aux voix qu’on n’écoute jamais mais qui sont nécessaires pour comprendre un sujet dans son entièreté.
3. Montrer la complexité au lieu de simplifier
Parce que tout n’est pas noir ou blanc. Parce que les discours binaires nous enferment. Parce que les nuances font avancer la pensée.
4. Créer de l’empathie et de l’inspiration, pas de la pitié
Ce qu’on veut, c’est raconter des récits de dignité, parfois de luttes et surtout de solidarité. Des récits qui nous rassemblent, au lieu de nous diviser.
🎯 Et demain, on veut aller encore plus loin
On rêve de vous emmener :
À Villeurbanne, dans un centre d’hébergement pour femmes isolées victimes de violences sexuelles, souvent elles-mêmes en situation d’exil
À Paris, dans les bains-douches, où chaque jour des centaines de personnes viennent retrouver un peu de dignité
En Méditerranée, à bord de l’Ocean Viking, navire de sauvetage de SOS Méditerranée, pour documenter les traversées et mieux comprendre le système d’accueil européen.

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À très vite sur le terrain,
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